jeudi 6 novembre 2014

Test : Sora no Kiseki the Third

Legend of Heroes - Sora no Kiseki the Third

Troisième et dernier épisode de la trilogie des Sora (Trails in the Sky), Sora no Kiseki the 3rd est surtout la fin du développement scénaristique concentré sur la région de Liberl.


Bien sûr, tout comme ces deux prédecesseurs, l'intrigue ne se cantonne pas à 100% à cet endroit précis et apporte de nombreux détails concernant la vie sur le continent de Zemuria.
Si techniquement et sous bien d'autres aspects, il reste particulièrement proche de ces ainés, il en est au final tout aussi éloigné dans sa structure.




Le jeu nous propose de suivre un scénario tournant autour du personnage de Kevin Graham, rencontré dans le second chapitre, quelques semaines ou mois, après la fin de ce dernier.
Si le prologue donne l'impression que le jeu se profilera de manière plus ou moins similaire aux précédents, il n'en est rien.
Le joueur est très vite propulsé dans un monde très particulier qui fera rapidement penser à un donjon géant, dans lequel il faudra évoluer au fil des chapitres.

La structure est simple. Chaque chapitre introduit une portion du passé de Kevin puis suppose de parcourir un étage en particulier afin d'en trouver la sortie.

Un espace est prévu pour le repos, les achats ou la discussion avec les personnages hors de l'équipe.
Tout cela à première vu peut paraître effrayant et pourtant, une fois fini, on ne regrette aucunement l'expérience.



Au cours de votre avancée, vous rencontrez très rapidement d'autres personnages que vous ne manquerez pas de reconnaître, qui vous aideront dans vos combats.

Afin d'illustrer aisément le jeu, je vous laisse imaginer ce que serait l'épisode bonus d'une petite série. Un titre dans lequel il vous serait possible de jouer avec plus d'une dizaine de personnages, d'apprendre des anecdotes sur leur passé, leur présent lorsque bon vous semble et de combattre des tas de boss dans une difficulté assez élevée.




Si le gameplay reste similaire aux autre Sora, il n'est pas avare en améliorations et surtout en chiffres. Les éléments "temps", "vide" et "illusion" ont maintenant leurs résistances et faiblesses attitrées. Le nombre de personnage conséquent permet également quelques phase de gameplay apportant du challenge et de l'excitation, en divisant le groupe en plusieurs équipes. Il est possible de ce fait de créer de nombreuses tactiques. L'assignation d'un personnage en soutien apportera également quelques bonus passifs à l'équipe. La plupart de ces ajouts ont l'avantage d'être liés à l'univers du jeu voire même au scénario en lui même.

On s'étonnera de trouver et ce, très tôt dans l'aventure, des accessoires très puissants. Mais ne vous détrompez-pas, l'expérience peut être très ardue. Afin de progression rapidement, j'ai opté pour la difficulté normale et j'ai malgré tout eu quelques frayeurs de temps en temps. Nul doute qu'une première partie en "Hard" proposera un challenge conséquent. 
Le mode "Easy" est plutôt là pour profiter de l'histoire sans se soucier des combats.




Chacun des personnages qui vous rejoignent a droit à son événement particulier. Vous pourrez à loisir regarder ces scènes, lorsque vous le voudrez. Il suffit en effet de passer le pas d'une porte mystérieuse, accompagné du personnage en question, pour y avoir accès.
Chaque porte peut être ornée d'un soleil, d'une lune ou d'une étoile. Ces symbole définissent le type d’événement rencontré derrière.
Si les portes au type "long" le sont toujours, celles qui sont de type "court", semblent parfois aussi impressionnantes que les premières. Enfin, les derniers donnent accès à des mini-jeux. Si certains sont plaisant à parcourir, d'autres le sont beaucoup moins pour peu que l'on souhaite gagner sans en baisser la difficulté. Le hasard semble souvent disparaître au profit de l'adversaire ce qui est un peu dommage.
La fin d'un événement signifie également que le groupe obtient une récompense. De l'argent, des quartz rares, des équipements, tout y passe.




Si on peut donc reprocher au jeu de mâcher à nouveau des environnements que l'on a déjà vu, il est difficile de ne pas se satisfaire d'apprendre tant de détails sur ce monde qui semble toujours plus impressionnant à chaque épisode.
Et cette répétition devient une force, car Falcom réussi le pari de développer un monde qui semble plus vivant que n'importe quel autre.
Si liberl est passé au peigne fin, vous ne manquerez absolument pas de remarquer combien les événements évoluent aussi dans les régions autour. L'empire d'Erebonia cache de nombreux secrets, la république de Calvard nous est encore peu connue et la région de Crossbell, qui se dévoile dans les 2 épisodes suivants se montre par-ci par-là.
Au final, malgré les différences, le constat est le même. Si vous avez apprécié les deux premiers, vous vous resservirez avec plaisir afin de finir ce délicieux plat en 3 épisodes. Si vous n'avez pas aimé, cela ne devrait pas changer. Pour les autres, il est toujours temps de découvrir le premier épisode sur Psp, voire Ps3 pour les courageux.





Un peu de musique pour finir. Encore une fois, la qualité est au rendez-vous, peut être même plus encore. On retrouve quelques titres des précédents opus et tout un florilège de nouvelles musiques.
En terme de durée de vie, difficile d'être déçu. J'ai très largement dépassé les 60h et pu voir à peu près tout ce que je le jeu avait à offrir. Cependant, je n'ai pas pris mon temps et jouer dans une difficulté supérieure donnerait au jeu un challenge réellement agréable sur la longueur. Je me suis rapidement concentré sur l'histoire et les scènes annexes. On imaginer sa durée de vie à peine plus courte que celle du second chapitre.




La note symbolique donnée à Sora no Kiseki the 3rd : 8/10. Une note particulièrement subjective qui reflète à la rigueur simplement l'univers un peu réduit et reprenant des éléments des 2 premiers auquel on est heureusement attaché. Car finalement, si l'on oublie les 2 petites sessions de mini-jeu imparfaite, on ne s'ennuie jamais.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire